Jeux Vidéo·Song of Horror

{ Une mélodie qu’il faut éviter d’écouter }

Vous allez finir par croire que j’ai une obsession pour les jeux d’horreur vu que c’est majoritairement de ce genre dont je parle mais, au final, non !
Je ne suis que deux chaînes de gaming vraiment régulièrement : Wankil Studio, la chaîne de deux potes qui jouent à un peu de tout et qui m’ont permis de faire des découvertes variées en matière de jeux vidéo, et Toshicrow. Et Toshicrow, en fait, il joue principalement à du jeu d’horreur. C’est donc par son biais que j’ai découvert « The Suicide of Rachel Foster » dont j’ai parlé dans le précédent article, et par son biais que j’ai découvert la merveille que je vais évoquer maintenant, « Song of Horror ».

Commençons par le commencement : une cinématique ! Nous voyons une boite à musique, ouverte. Une jolie mélodie se fait entendre. Rapidement, une brume noire en sort également, ainsi que d’autres petites choses pas très catholiques ! Les lumières buguent, les cadres bougent, le verre se fissure, la pièce s’assombrit… L’ambiance change radicalement ! Un homme fait irruption dans la pièce, juste un poil paniqué, pour refermer la boite. Fin de la cinématique.
Moi, je dis que ça donne déjà bien le ton !

Suite à ça, le jeu nous met dans les baskets de Daniel Noyer, employé dans une maison d’édition. C’est vendredi soir, et son patron l’appelle pour lui dire qu’il n’a plus de nouvelle de l’écrivain renommé Sebastian Husher, qui devait lui rendre un manuscrit quelques jours plus tôt. Ce dernier ne répond plus au téléphone, ne se rend plus sur son lieu de travail. Bref, disparu sans laisser de trace !
Le boss, Etienne, envoie donc Daniel au domicile de l’écrivain afin d’apprendre ce qui lui arrive. Ni une, ni deux, nous voici devant la maison de M. Husher. La porte est ouverte. Néanmoins, ce dernier n’est pas là, et nous voilà, en mode normal, en train de farfouiller sa maison.
J’adore ce concept, dans les jeux d’horreur, où on se retrouve à fureter dans des bâtiments qu’on ne connait pas, dans des logements qui ne sont pas le notre, comme si c’était la chose la plus logique à faire, et la plus légale aussi !

Quoi qu’il en soit, nous sommes chez Sebastian Husher, nous nous baladons chez lui à la recherche d’indices expliquant sa soudaine disparition. Rapidement, une musique se fait entendre, de plus en plus forte, sans qu’on sache trop d’où elle vient. Si on n’avait pas déjà fait le lien, on commence à se douter qu’il s’agit probablement de la boite de la cinématique de début, et que l’écrivain est probablement le type qui était en train de la refermer.
D’ailleurs, nous tombons sur des notes évoquant cette boite à musique étrange. Le mystère s’épaissit déjà.
La mélodie nous mène finalement vers le bureau de l’écrivain et, lorsque Daniel pénètre dans la pièce, nous apercevons une porte étrange (qui fait à peine tâche dans le décor) que notre héros fait l’erreur de franchir. La porte se referme derrière lui avant de disparaître, l’enfermant pour un moment dans un lieu sombre, un monde de ténèbres.

Et, alors que Daniel avait été envoyé par Etienne, son patron, à la recherche de Sebastien Husher, c’est désormais Daniel qui est manquant et qu’il faut retrouver ! Ce que ses proches se décident à faire trois jours plus tard (mieux vaut tard que jamais !).

La suite devient assez intéressante, car le jeu nous offre le choix du prochain personnage à incarner : Sophie, l’ex-femme de Daniel qui s’inquiète quand même un peu pour lui, ou encore Etienne, le directeur des ventes et superviseur de Daniel qui l’a gentiment envoyé au casse-pipe ! Au total, au début, nous avons le choix entre quatre personnages différents, avec chacun leurs caractéristiques (vitesse, discrétion, force, sérénité…) afin d’appréhender au mieux ce qui va suivre.

Une fois le choix fait, nous voici de retour au manoir Husher ! Si la demeure vous paraissait déjà lugubre, là vous êtes plongé dans le noir et devez vous éclairer à la lampe de poche, ou encore au briquet (tout dépend du personnage que vous avez choisi d’incarner).
Inutile d’aller directement au bureau où se trouvait la porte maléfique : il est fermé ! Débute ainsi une nouvelle phase d’exploration des lieux. Certaines portes sont verrouillées : il faut chercher les clés permettant de les ouvrir. En avançant dans la maison, on se rend compte que des petites énigmes s’offrent à nous, et c’est un des points forts du jeu, car outre le fait qu’il fait peur, il nous fait également nous creuser les méninges ! Tout n’est pas accessible de suite, il faut tout fouiller ! Un peu à l’ancienne, quoi ! Ça n’est pas sans rappeler les petites énigmes des premiers « Resident Evil », par exemple.

Quand on avance dans le jeu, de nouvelles fonctionnalités font leur apparition. Comme, notamment, écouter aux portes. Et là, on comprend que ça va commencer à puer de l’arrière-train ! En effet, avant d’entrer dans une pièce, il nous est conseillé, si l’option est proposée, d’écouter à la porte afin de nous assurer qu’il n’y a aucun bruit suspect de l’autre côté. Car, si on ne le fait pas, et qu’un comité d’accueil se trouve de l’autre côté, c’est hasta la vista bye bye pour notre personnage. Et si ce dernier meurt, pas de checkpoint : c’est définitif !!

Et oui ! « Song of Horror » a une particularité qui rend le jeu plus immersif, plus stressant et plus difficile. Autant, nous avons la possibilité d’incarner plusieurs personnages pour aller au bout de l’intrigue, autant leur mort rend leur utilisation impossible par la suite. Si vous perdez un personnage, vous avez la possibilité de continuer le jeu avec un autre. Votre nouveau personnage arrive donc sur les lieux à son tour, et vous pouvez récupérer les objets collectés par celui qui vient de perdre la vie. Et vous pouvez reprendre le cours de votre jeu. Mais si vous perdez l’intégralité de vos personnages, c’est le game over, et il faut recommencer ! Du coup, il faut être vraiment vigilant durant le jeu, et ne pas oublier d’écouter aux portes ! * wink *

Le jeu va nous mener à différents points de la maison, et une carte est prévue pour nous aider à nous déplacer (bon, comme pour l’hôtel Timberline, c’est pas Versailles non plus !). Elle se met à jour au fil de la découverte des pièces, et nous indique notamment celle où se trouvent les objets à récupérer si jamais on perd un personnage, et qu’on revient avec un autre. Ça, c’est plutôt utile !
Elle nous indique également les endroits où on peut se cacher ! Car, oui, s’il suffisait d’écouter aux portes, ça serait trop facile !

Lorsque nous parvenons enfin à accéder au bureau de Husher, la porte n’est plus là, mais il subsiste des traces étranges, et l’ambiance sonore commence à être pesante. Des bruits étranges se font entendre, on commence déjà à sursauter ! Lorsque l’on quitte le bureau, les choses sérieuses débutent réellement, et nous subissons la première manifestation physique du jeu : une porte face à nous tremble comme si quelqu’un tentait de l’ouvrir par la force et, alors qu’elle commence à s’entrouvrir, la même brume noire qui sortait de la boite à musique apparaît peu à peu dans la pièce. Alors qu’on tente de retenir la porte, des mains décharnées apparaissent à leur tour pour tenter de nous agripper, et là il faut jouer du QTE afin d’avoir la force de la refermer. On y arrive sans peine mais, croyez-moi, elle n’en a pas terminé avec nous !

« Song of Horror » c’est un jeu épisodique en cinq parties qui nous emmène sur les traces de la boite à musique, qui semble avoir un fâcheux impact sur les personnes qui croisent sa route, que ce soit Husher ou ceux qui l’ont eu en leur possession avant lui (ou même après, mais ça fait partie des petites surprises du jeu). Si le premier épisode, qui consiste majoritairement à retrouver Daniel, se situe dans la maison de l’écrivain, les autres épisodes nous feront voir d’autres lieux, d’autres mystères, d’autres apparitions maléfiques, d’autres énigmes, et nous feront incarner d’autres personnages.

Je n’ai joué qu’au premier épisode pour le moment, et je me rappelle d’un passage où je me suis arrêtée net en me demandant si j’allais continuer : je montais les marches pour aller à l’étage, chez Husher, et on voyait mon personnage de face. Derrière lui, en bas des escaliers, une porte entrouverte, une créature qui apparaissait dans l’encadrement de la porte et qui l’a tout simplement refermée. Le tout, au nez et à la barbe (ou plutôt dans le dos) d’Etienne, que j’incarnais, mais juste sous mes yeux ! Au final, je suis allée au bout de l’épisode, qui est vraiment prenant (et je sais que les autres le sont au moins tout autant, voire davantage !) et, à la manière de « Layers of Fear » dont je ne taris jamais d’éloges, c’était un gros coup de cœur ! En temps voulu (a.k.a. quand j’aurai un nouveau PC), je le terminerai avec grand plaisir !

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