DARK·Séries TV

{ La question c’est pas ‘comment ?’, c’est ‘quand ?’ }

Récemment, je me suis maté la série allemande DARK. La première saison est sortie fin 2017, et la seconde en juin dernier. Bien évidemment, j’avais déjà visionné la saison 1 au moment de sa sortie et, je l’avoue, j’ai un peu tardé à me mettre à la suite. Mais, entre mes lectures et mes autres séries, j’ai préféré la mettre de côté. D’autant plus que, étant donné la nature de DARK, il me fallait revoir la saison 1 afin d’appréhender correctement la saison 2.

Et c’est chose faite ! Au final, DARK, c’est une série que j’ai regardée pas moins de trois fois. La première fois, je l’ai lancée sans trop la prendre au sérieux, faisant parfois quelque chose en à-côté. Et, à un moment donné, j’ai regardé mon écran, et je me suis dit « putain, j’ai manqué un truc, là ! ». Si je suis allée au bout de mon visionnage, j’en ai rapidement lancé un second, avec la page Wikipédia de la série ouverte sous les yeux. Car je ne voulais plus en rater une miette ! Avis aux personnes qui seraient tentées de savoir ce qui se trame dans cette ville allemande : cette série, à la fois simple et complexe, doit être suivie avec attention si vous voulez en saisir toutes les subtilités.
Mon troisième visionnage aura, ainsi, servi à me remettre tout ça en tête avant de me lancer dans la seconde saison.

Bref, avant d’aller plus loin, voyons un peu ce qui se passe dans le premier épisode de DARK.
Nous sommes en juin 2019. Un homme se suicide sans autre explication qu’une lettre glissée dans une enveloppe fermée, sur laquelle est indiqué comme instruction de ne pas la lire avant une date et une heure précises.

En novembre de la même année, un adolescent est porté disparu. Aucune trace de lui, ou indice sur sa disparition malgré les heures de recherches et les divers interrogatoires menés. La ville est sous pression, en particulier le policier Ulrich Nielsen dont le petit frère a également disparu sans laisser de trace trente-trois ans plus tôt.

Des camarades de lycée du disparu, peu émus par ce qui lui est arrivé, décident d’opter pour la version de l’enlèvement, et mettent en place une expédition dans une grotte dans l’espoir de mettre la main sur une éventuelle réserve de drogue lui appartenant.
Ils se donnent rendez-vous de nuit dans la forêt. Le petit frère de l’un d’eux, Mikkel, non prévu dans l’expédition, arrive sur les lieux avec son aîné. Si la décision ne fait pas l’unanimité, il finit par les accompagner.
Le groupe arrive à l’entrée de la grotte, précédé par une autre jeune fille qui leur brandit le sachet de drogue sous le nez en essayant de leur extorquer de l’argent contre le butin. Soudain, un son long et effrayant se fait entendre à l’intérieur de la caverne, puis les jeunes entendent divers bruits angoissants autour d’eux. Lorsque leurs lampes de poche s’affolent, ils sont terrorisés. Tandis que les adolescents s’enfuient et se dispersent, le plus jeune disparaît.

Quelques heures plus tard, des recherches sont en cours. Le corps d’un enfant est rapidement découvert. La partie supérieure de son visage a été brûlée mais Ulrich, qui est le père de Mikkel, est sûr d’une chose : il ne s’agit pas de son jeune fils.

Voici grosso modo les grandes lignes du premier épisode. Oui, à l’issue de cet épisode, nous avons donc un suicidé, deux jeunes disparus et le cadavre d’un enfant inconnu. Joli butin ! Vous me direz, vu la longueur des saisons, autant entrer tout de suite dans le vif du sujet !

La série nous envoie dans la ville allemande de Winden, construite près d’une centrale nucléaire, et plus particulièrement au cœur de quatre familles, à savoir les Nielsen, les Kahnwald, les Tiedemann et les Doppler.
Tandis que chacun se dépatouille avec l’autre (amourettes d’adolescents, adultère ou simple animosité réciproque), le jeune Jonas doit composer avec le suicide de son père, Michael. Il enchaîne les cauchemars et les visions morbides, et doit passer une poignée de mois en centre psychiatrique afin de se relever de cette épreuve.
Lorsqu’il en sort, rien ne semble redevenu simple cependant : peu après avoir appris que sa petite-amie l’a quitté pour son meilleur ami, le petit-frère de cette dernière disparaît lors d’une virée nocturne qui tourne au cauchemar, et ce alors qu’il était censé se trouver sous sa responsabilité.
Peu après, il est approché par un étranger plutôt étrange qui lui fournit des outils pour comprendre ce qui est en train de se passer à Winden, ce qui est arrivé à son père, et ce qui est arrivé à Mikkel. Aiguillé par l’étranger, Jonas va commencer ses investigations, et va rapidement se rendre compte que la ville est entourée d’un grand mystère, et ce depuis plusieurs générations.

La première saison va poser plusieurs questions, qui trouveront des réponses plus ou moins rapidement :
– Qu’est-il arrivé au jeune Mikkel, mais aussi à l’adolescent disparu deux semaines plus tôt ?
– Qui est le petit garçon défiguré qui a été découvert quelques heures après la disparition de Mikkel ?
– Qui est ce mystérieux étranger à capuche qui s’est installé dans l’hôtel de Regina Tiedemann et qui semble fortement intéressé par Jonas ?
– Qui est le fameux Noah, cet inconnu qui semble lié à la disparition des enfants ?

Entre autres, mais ça serait davantage vous spoiler !

Si le téléspectateur sait rapidement ce qui est advenu du jeune Nielsen et commence à se douter de certaines choses, la grande révélation n’aura pas lieu avant le cinquième épisode. Dès lors, c’est une avalanche de phénomènes surprenants qui se produit sous nos yeux, répondant à certaines de nos questions tout en nous en infligeant de nouvelles.
Et c’est sans compter le joli cliffhanger qu’on nous claque à la fin du dernier épisode, et qui nous fait dire « Wait ! What ?! ».

La série DARK a une ambiance bien particulière, que je trouve franchement maîtrisée. L’image, le son… C’est une série que je trouve assez esthétique, même si le thème abordé ne demande pas un tel travail. Les génériques eux-mêmes sont travaillés et, si on y prête attention, montrent des petits éléments des différents épisodes. La bande-son apporte beaucoup à l’ambiance de la série. Déjà, je ne sais pas si c’est parce qu’il s’agit d’une série allemande, mais je trouve qu’elle est différente des musiques que j’ai l’habitude d’entendre. Très présente et beaucoup dans les aigus (je pense surtout aux instrumentaux), elle aide à maintenir un suspens constant, à la limite de l’angoisse par moments. Je trouve qu’elle influe beaucoup sur nos sentiments lors du visionnage de la série, et du coup elle remplit parfaitement son rôle.

Quant au choix des acteurs, je le trouve vraiment bien fichu par rapport à la cohérence de l’histoire. Je ne peux pas vous en dire davantage sans spoiler l’essence-même de la série, mais vous vous en rendrez compte par vous-même : le casting, bien que peuplé de parfaits inconnus pour moi, est parfait ! Vous en conviendrez d’ailleurs lors de la scène d’ouverture de l’épisode 9.

Je vous passerai les nombreux symboles qui entourent la série car, clairement, cela prendrait plus d’un article. Mais DARK en regorge, le plus important tournant autour de la Trinité (ou Triquetra). Intrigant, non ?

Si la saison 1 se termine sur un cliffhanger, la saison 2 débute avec un nouveau lot de questions, la première étant : qu’est-il arrivé à la ville de Winden, bordel de brin ?! Suite aux différents événements survenus au cours de la saison 1, et se situant quelques mois après cette dernière, la ville et ses habitants semblent en plein déclin, et la tension est plus que palpable au cœur des différentes familles.
Par ailleurs, un nouveau personnage énigmatique, Adam, fait son apparition. Qui est-il, et quel est son rôle dans tout ça ?

Il est compliqué de vous parler d’une série tout en vous en disant le moins possible. Et, qui plus est, de vous parler d’une saison 2 en vous donnant une simple pincée d’informations sur la première. Mais cette saison élargit fortement les horizons survolés dans la précédente. Tout ce qu’on croyait acquis est rapidement démonté. Tout s’entrecroise et se mélange.
Et si vous pensiez que votre cerveau avait pris cher durant les dix premiers épisodes, sachez qu’il ne sera pas épargné durant les huit suivants. Par ailleurs, j’ai littéralement terminé la saison 2 sur un meuglement devant mon écran, choquée et tentant d’imaginer à quelle sauce nous serons mangés durant la 3e. Oh, booooy !!!
Cette saison n’est pas avare de révélations en tous genres, la plus perturbante se situant au début du dernier épisode, et je n’ai qu’un mot à vous dire : paradoxe (même si ça n’est pas tout à fait le premier).

Bref, DARK est une série qu’il faut voir ! Je me suis efforcée de la survoler dans cet article parce que, honnêtement, il faut la découvrir par soi-même pour l’apprécier dans son entièreté. Pour m’être faite spoiler au début de la saison 2 (bêtement, toute seule comme une grande !), j’avoue que ça casse un peu le truc de savoir certains événements à l’avance.
Alors je ne vous en dirai pas plus, mais je ne peux que vous inciter à vous lancer dans cette aventure, surtout si vous aimez les séries qui jouent avec la masse spongieuse qui trône tout en haut de votre corps. Le casting est parfait, l’ambiance est dark à souhait ! Aux personnes craignant de tomber sur une série horrifique, car c’est l’impression qu’elle peut donner au premier abord, ne craignez rien : ça n’est pas le sujet ! Allez-y ! Et venez m’en parler ensuite. Oui oui : c’est un ordre !!

Et pour ceux qui veulent d’ores et déjà en voir plus :

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