Jeux Vidéo·Layers Of Fear·PC

Don’t look back

Challenge Séries obligeant l’année dernière, j’ai énormément parlé de séries TV ici. Mais, comme vous le savez, ça n’est pas mon seul péché mignon : j’adore les jeux vidéo depuis mon plus jeune âge ! Je suis assez touche-à-tout dans ce domaine, et même si j’avoue avoir une nette préférence pour le meuporg (nan, en vrai on dit MMORPG) ou l’Action-RPG, j’aime bien me lancer dans des jeux de combat, ou de course, ou même un petit Point&Click (allant du simple jeu d’objets cachés au jeu d’aventure épisodique façon « Tales From The Borderlands », dont j’ai déjà parlé précédemment).

Il y a peu de styles de jeux que je n’aime pas mais, par exemple, je ne suis pas une férue des jeux de stratégie comme « Age of Empires ». J’ai quand même besoin d’être au cœur de l’action, et ce type de jeu finit rapidement par me lasser.
En revanche, il y a des jeux que j’aime regarder tels des films, mais auxquels j’ai vraiment du mal à jouer par moi-même : les jeux d’horreur ! Je suis une grande flippette, et rien qu’une ambiance sonore un poil pesante peut me mettre franchement dans le mal. Je suis incapable d’aller au bout d’une simple partie de « Slender Man », pour vous dire ! Quant au tout dernier « Resident Evil », j’ai dû suivre un walkthrough intégral sur YouTube pour en connaitre l’issue, car je ne me voyais pas me lancer dans l’aventure.
Pour la petite info, un walkthrough est une vidéo ou une série de vidéos retraçant l’ensemble d’un jeu, faisant un peu office de soluce. Moi, ça me permet de vivre le jeu sans avoir à y jouer moi-même, l’immersion étant un peu moins forte.

Cependant, il y a quelques mois, je suis tombée sur diverses vidéos d’un jeu intitulé « Layers of Fear ». Très beau esthétiquement, il m’a rapidement intriguée. Tout aussi rapidement, je me suis rendue compte que ce jeu était vraiment flippant et j’ai longuement hésité à tenter le coup. Les soldes Steam m’ont aidée à prendre ma décision.

Le jeu nous met dans la peau d’un peintre qui revient dans son ancienne demeure afin d’y trouver l’inspiration qui lui permettra de réaliser son chef-d’œuvre. Dès le début, le ton est donné : nous déambulons dans une immense maison, un peu sombre, avec pour seule compagnie le bruit de nos pas, le grondement d’un bel orage et, parfois, une douce mélodie jouée au piano. Pièce par pièce, nous nous familiarisons avec les lieux, croisant par moments quelques tableaux déjà flippants pour certains (je pense notamment au portrait de Tognina Gonsalvus, la fille-singe, qui me met particulièrement mal à l’aise). Lors de notre progression, il nous est possible de fureter un peu partout et de trouver photos et notes qui nous en apprennent un peu plus sur l’histoire du peintre que nous incarnons : un artiste alors au sommet de sa gloire.
Une fois la maison visitée, la seule pièce qui nous était impossible d’accès s’offre à nous, à savoir l’atelier du peintre, et la toile qu’il s’apprête à débuter et qui prendra forme tout au long du jeu.

C’est là que la partie sérieuse commence ! Nous voici à repartir à l’assaut des lieux, ce qui pourrait paraitre inintéressant étant donné qu’on a déjà visité la maison au préalable. Et bien, non, nous ne sommes pas au bout de nos surprises car nous ne sommes pas dans un simple jeu d’horreur, mais dans un jeu d’horreur psychologique, et il fait pas bon de se retrouver dans la tête de ce peintre !
Ce dernier s’avère un poil perturbé et nous sommes projetés dans une succession d’hallucinations qui se manifesteront notamment par un environnement changeant constamment. Parfois, nous entrons dans une pièce et, alors que nous nous retournons, la porte a disparu. Nous nous retournons de nouveau et, là, c’est toute la pièce qui a totalement changé ! C’est sur cette base que repose le jeu.

Mais le jeu n’en a pas fini avec nous, et ça serait tellement facile de s’arrêter à de simples portes qui disparaissent ! Plus nous progressons dans cette maison qui semble désormais sans fin, plus nous en apprenons sur la vie du peintre, et plus les choses se corsent. Alors que le peintre, dont l’épouse sublime était la muse, semblait au top du top, les divers indices disséminés dans le jeu nous apprennent que sa vie va être peu à peu bouleversée et que le peintre va sombrer dans divers vices comme l’alcool, sa vision de la peinture se dégradant en parallèle. Le point culminant de cette déchéance étant l’accident de sa femme, qui se retrouve défigurée après un incendie : le peintre a définitivement perdu sa muse.
Une muse dont l’ombre planera sur le joueur, au début par de simples interactions comme une porte qui claque, une fenêtre qui se referme… Mais plus nous avançons dans le jeu et plus nous nous enfonçons dans la descente aux enfers du peintre. Cela a un fort impact sur l’environnement et les pièces que nous visitons, ces dernières devenant progressivement vraiment glauques. L’ambiance devient de plus en plus pesante, et l’épouse du peintre commence à se manifester physiquement.

Et c’est là que, pour moi, le jeu a commencé à devenir compliqué, car je suis vraiment sensible à ce genre d’ambiance, et à ce genre de manifestations que l’on voit parfois arriver de loin, ou alors qui nous tombent dessus sans prévenir, et c’est le jump scare. J’ai souvent mis le jeu en pause, histoire de reprendre un peu mes esprits. J’ai souvent pensé à ne pas continuer. Mais je voulais en savoir toujours plus sur ce peintre et son histoire, et sur les relations qu’il avait avec sa famille (tout particulièrement sa femme, omniprésente dans le jeu). De plus, je savais que ce jeu possèdait différentes fins : suivant notre progression, et certaines de nos actions, nous pouvons ou non parvenir à créer ce chef-d’œuvre pictural tant convoité par le peintre. Et je voulais tenter d’accéder à la meilleure des fins, et pour ça il était nécessaire de terminer le jeu, voyez-vous.
Et donc, à force d’acharnement et de palpitations en tous genres, je n’ai pas été peu fière d’aller au bout du jeu, et d’achever mon tableau. Bon, pas de chance, ça n’était pas un chef-d’œuvre, mais ça n’était pas la pire des fins non plus. Et j’étais vraiment contente d’avoir pris sur moi et d’avoir surmonté le jeu et l’effet qu’il avait parfois sur mes nerfs. J’ai même poussé le vice jusqu’à lancer le DLC, qui s’est avéré moins effrayant mais tout aussi intéressant sur le plan scenaristique.

Tout ça pour vous dire que si vous êtes moins peureux ou peureuse que moi, « Layers of Fear » est un jeu que je vous conseille ! Il est vraiment très beau sur le plan graphique et esthétique, l’ambiance est pesante à souhait mais juste ce qu’il faut, le scenario est vraiment intéressant et, à part quelques petites énigmes ici et là, il s’agit d’un jeu narratif où vous n’aurez pas grand chose à faire à part évoluer dans la maison et vous immerger dans la vie de ce peintre ô combien torturé.

Et pour ceux qui veulent en voir davantage :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s